Les lemons au masculin

Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur la sexualité homo sans jamais oser le demander, pour vous les femmes.

( Mais aussi, pour vous les hommes, on ne sait jamais, ça sert toujours ! )

Le monde des hommes et du sexe, deux univers qui, quand ils se rencontrent, laissent perplexes beaucoup de femmes.

Ajoutons le voile des préjugés, des tabous, des non-dits et de l’incompréhension dus à ce manque de communication entre deux univers bien que semblables, si différents : les hommes et les femmes.

Cet article jette un pont entre les deux pour vous ouvrir à ce monde encore si méconnu : l'amour et le sexe entre hommes.

Ici, nous allons vous apprendre, pour que cela vous serve dans les lemons, mais surtout, dans votre vie quotidienne.

Plonger dans l'univers intime des garçons, dépasser les barrières de la méfiance et refuser rôles et tabous. Toucher la réalité de l'autre, le rejoindre sur la rive et avec lui : partager.
Partager son corps, son moi, son plaisir, goûter le goût de notre masculinitude et crever nos rêves les plus gourds.
Prendre nos fantasmes à pleine force et courir ensemble, jusqu'au bout de l'envie.
- Sans rien demander à personne ni atteindre autrui - Aller plus loin dans notre liberté d'être un homme !

RV. Lebeaupin

Les bases : Anatomie/ Théorie

1. Le point g

La prostate est le point g de l’homme. Tout comme la femme, il est situé à deux phalanges de l’entrée, vers le nombril. (Devant, pas au fond du colon ni vers le dos. Devant, comme les femmes)

Il est représenté par une petite boule qui grossit avec l’excitation et, comme c’est son rôle, procure beaucoup de plaisir.

Pour l’atteindre, rien de bien complexe, on pénètre (doucement hein c’est sensible un anus !) un doigt, on recourbe un peu et on doit arriver sur la boule.

Pour ces messieurs que la découverte passionne, il est plus simple de découvrir en passant sa main par le dos en position allongée (Mesdames non, les bras ne sont pas extensibles !) et par devant à genoux. (Mesdames, non c’est casse gueule par le dos sinon…)

2. Le plaisir pour nous les hommes par ce qu’on le vaut bien !

Une notion complexe à retenir, plaisir ne veut pas dire éjaculation et éjaculation ne veut pas dire orgasme.

Pour un homme il suffit souvent de bander pour être prêt à l’acte mais sans préliminaires corrects un homme tiendra bien moins longtemps. D’où l’utilité de le faire bien AUSSI entre hommes. (Et puis avouons, ça change quand même un peu le quotidien hein !)

Pour celui qui se fait pénétrer, c’est… ,sans préparation, très, mais TRES douloureux. (Alors dans le feu de l’action : ok ! mais pas pour une première fois !)

3. L'éjaculation

L’éjaculation est une réaction à un plaisir fort. Il peut être associé à un orgasme mais bien souvent (malheureusement) pas.

Pour un orgasme, la plupart du temps, il faut continuer après l’éjaculation plus ou moins longtemps selon le mec, la forme physique,etc…. et un orgasme masculin est aussi violent qu’un orgasme de femme. ( je le jure j’ai constaté !)

Chez un homme, comme pour une femme, il y a deux zones importantes. Le gland et la prostate comme le clitoris et le point g et le fonctionnement est à 99% pareil. Un homme comme une femme peut-être prostatique ou plus gland, associer les deux plaisirs et orgasmes, avec plus de difficulté pour l’orgasme prostatique uniquement. A noter que si l’orgasme du pénis est caractérisé par des petits jets de sperme, l’orgasme de la prostate lui n’engendre pas obligatoirement l’érection et n’est pas une libération d’un coup du plaisir. La prostate déverse juste le sperme qui s’écoule simplement sans grands jets se collant au plafond.

A noter qu’un homme est limité en éjaculations. Trois est une moyenne correcte pour le quotidien de chaque homme. Et le sperme ne se renouvelle pas avant le lendemain, au max je dirais une ou deux cuillère à soupe à peu près par jour. (Pitié évitez moi les seaux de sperme au visage, hein les filles !)

Et l’homme a une limite, bander à la demande c’est bien quand on est sous viagra. Au bout de 4/5 fois, il n’y a plus personne. Désolé de décevoir les fantasmes des femmes mais après deux éjaculations, l’homme bande mou et la pénétration devient complexe. (la l’utilité de la magie de HP peut se révéler appréciable.)

4. Les orgasmes

Nous avons vu que l’éjaculation n’est pas une fin en soi. (Et là on vient de sauver la vie sexuelle de tous les mecs des fanficeuses/eurs) alors oui au début c’est une notion compliquée, la période réfractaire de l’homme où il espère enfin soupirer en s’endormant est un moment désagréable a passer pour lui. (Entre plaisir et folie) Mais après, le plaisir remonte encore plus fort et avec un peu de patience et d’expérience, il criera, suppliera…de continuer ! Et c’est là qu’il est de bon goût d’enfin varier un peu.

Va-et-vient, va-et-vient… alors ok, c’est chiant d’écrire les détails mais on n’a pas que le haut et le bas dans la vie. Droite, gauche, rotation, etc… soyez INVENTIFS/VES !

Il existe aussi chez l’homme le double orgasme d’affilée. C’est en pratique une deuxième décharge de plaisir très proche de la première lors d’une fellation le plus souvent. Pour la confidence, au moment où l’homme jouit ( pas qu’il éjacule, une demie seconde avant la sortie du sperme) il faut exciter le point le plus sensible du gland ( qui varie en fonction de chaque homme).

5. Les positions

Pour les positions comme vu précédemment, le corps humain ne permet pas tout. Restons dans la logique, que le plaisir a tendance à nous rendre instables et larvaires ou tétanisés. Donc les positions acrobatiques à laisser aux films pornos.

La taille !

On ne peut pas faire tout ce qu’on veut quand il y a une différence de taille entre deux hommes. (valable AUSSI chez les hétéro et les lesbiennes…) la brouette, contre une porte, etc… devient acrobatique ou impossible à réaliser. De même que si le plus petit veut prendre son amant sur une table qui lui arrive au nombril…. Il va falloir prévoir l’escabeau. (vous avez déjà vu un caniche prendre un dogue allemand vous ? moi pas !) alors quand il y a une différence de taille… pensez à adapter un peu !

Tout le monde n’est pas Rambo !

Le retournage de mec comme une crêpe… oubliez. Faites le rouler ouais pas retourner.

Soulever le mec d’un coup contre la porte. Si c’est une crevette de 50 kg qui tente de soulever son mec de 70…. Tour de reins assuré.

Les changements de position !

Déjà que tenir une position en vrai dans le monde réel, ça n’a rien de facile, la changer sans se déboîter… relève d’une maîtrise rigoureuse quasi infaisable excité. Faut se contrôler, arrêter et donc se frustrer, frustrer l’autre, lui dire de changer la position, tenter de bouger ses muscles, se coordonner, pas se vautrer, respirer entre deux baisers, dés-emmêler ses bras, puis ses jambes, ne pas se faire mal pour enfin se ré-emboîter, car loupé ça n’a pas marché ! Donc, à quelques rares exceptions près, comme rouler sur le dos ou se laisser glisser avec son partenaire sur le sol pour finir allongés au lieu d'être appuyés contre le mur… les retournements parfaits dignes des jeux olympiques… on oublie !

6. Les imprévus

Alors ceci n’est pas pour faire l’apologie du sexe, on sait que les fictions sont des histoires mais… ça me plairait bien en tant que mec qu’une fic colle bien au réel.

Et qui dit réel dit, imprévu :

Problème d’érection.

Capote qui craque.

Bruit de succion dû à la sueur.

Sortie en dérapage de son partenaire un peu fougueux…

Vautrage d’une position pas très simple sous la douche, contre un mur… même du lit.

Jouissance décalée, vraiment décalée…

Et aussi, un pote qui sonne, le portable qui vibre au mauvais moment etc…

7. Ce qui est un bon lubrifiant et ce qui ne l’est PAS !

L’homme, par définition ne lubrifie PAS naturellement. (Ça c’est réservé aux filles hein.) Donc pour un passage tout doux… on évitera cul sec !

Le savon n’est PAS un bon lubrifiant. Ça fait MAL, très mal même.

Le gel douche n’est PAS non plus un bon lubrifiant (peut-être pire que le savon d’ailleurs).

L’alcool…. Je ne sais même pas si, une seule fois, une andouille a eu la stupidité d’essayer en vrai… paix à son âme défunte.

Le liquide vaisselle… non mais sérieux vous réfléchissez à vos fic avant ? Le faire sur le lave-vaisselle ok, pas avec le paic vaisselle !

La salive a cette bénédiction d’être un bon lubrifiant, toujours disponible mais qui sèche vite à l’air libre et part facilement à l’eau…

Le savon spéciale muqueuse pour les filles (heu... pour des mecs, je ne vois pas l’intérêt et ça devient gore de voler celui des autres).

L’huile est le must, ne sèche pas, ne part pas à l’eau mais incompatible avec les préservatifs…

L’eau lubrifie peu mais peut aider… à coupler avec un autre lubrifiant si possible.

Le lubrifiant…c’est fait pour ! allez-y à gogo.

8. Première fois info/intox !

Alors contrairement à ce que l’on pourrait penser, chez les hommes aussi on a du respect pour les premières fois. (Si, si, je vous jure !) Parce que avouons que dans ce monde hétéro où la sodomie est diabolisée, c’est déjà pas super plaisant de se dire qu’on va passer à la casserole mais si en plus c’est fait à la va-vite dans des chiottes de boite de nuit… (Mais bon, après le monde est vaste et tous les goûts sont dans la nature ^^) .

Comme pour vous, mesdames, le pénétré ne prend pas tout de suite forcément un monumental pied avec uniquement la pénétration. Ceci demande un certain entraînement. Un mec qui jouit avec uniquement la prostate à sa première fois, je ne sais même pas si ça existe ou alors il a lui-même préparé le terrain bien avant !

Ça fait mal. La sodomie, la première fois, peut être douloureuse mais comme on n’est pas des brutes épaisses quand même, et comme cité plus haut on respecte celui du dessous, on met plus de lubrifiant que pas assez, on n'y va pas comme un bourrin en une fois sans préparation… sinon oui, là, ça dégoûterait tous les hommes de la sodomie (et vu que la population a plus d’homos autoreverse ou bottom… ce serait dommage de les dégoûter).

Il n’y a pas vraiment LA position indolore pour la première fois, tout dépend de la situation, sur le ventre les fesses relevées est plus indiqué, mais ne pas voir son partenaire et ses réactions peut créer un manque, sur le dos les fesses relevées par un coussin les jambes relevées, la cuillère est peut-être plus agréable puisque le bottom est dans les bras de son amant et peut être cajolé.

9. A ne PAS faire !

Si nous prenons conscience que certaines parties de l’anatomie masculine sont EXTREMEMENT sensibles, nous allons donc éviter certaines choses qui me font froid dans le dos.

Le malaxage de testicules en premier. Mesdames, on ne tâte pas un abricot mûr, mais LA chose la plus sensible chez l’homme, alors à moins d’un sado maso, douceur, tendresse…

Les dents sur le gland… et pourquoi pas une râpe à fromage aussi !

Mordiller la verge. On vous mord le clito nous ? Non !

Le pire c’est le suçon sur les bourses. Si je le jure, je l’ai lu… j’ai pleuré en compatissant tellement j’avais mal pour le mec.


Les bases : Anatomie/ Pratique

Les préliminaires

Ici on parle de zones érogènes, de plaisir, de désir.

Bien sûr, un homme peut parfaitement se passer de tout ça, mais c’est quand même plus plaisant pour tout le monde quand un vrai jeu s’installe, quand on respecte l’autre et qu’on essaye de monter le plus loin possible avec lui. Je ne traîne peut être pas toujours partout dans le milieu gay mais des échos que j’ai, il est très rare que même pour un coup d’un soir, le top abrège les préliminaires. Par respect aussi, pour celui qui se fait sodomiser.

Les zones érogènes, c’est écouter et faire attention au plaisir de son amant, d’un soir ou plus. Et comme vous, mesdames, le corps entier est très sensible.

Il ne suffit pas juste d’une fellation et basta. Ou des tétons. (On est pas non plus des nanas hein !)

Dans le classique de chez classique on a, bouche, oreilles, cou, clavicules, pomme d’Adam, tétons, nombril, testicules.

Première chose

Le bas aussi existe. Les pieds, les genoux, les cuisses sont souvent plus plaisantes chez un homme. Allez savoir pourquoi un homme est plus sensible des cuisses… (L’aspect érotique de ce qui va suivre sûrement ^^)

La nuque, le creux des reins, les plis du coude et du genou sont même souvent bien plus excitants que les tétons.

Les fesses caressées avec douceur peuvent faire voir les étoiles.

Deuxième chose

Un homme n’a pas la même sensation sur les tétons qu’une femme. C’est bon on ne nie pas, mais ce n’est pas forcément ce qui est le plus agréable. (Attention, ici chaque homme a un ressenti différent. Certains préfèrent les pieds, d’autres les oreilles, d’autres les tétons… à vous de trouver ^^)

Troisième chose

Comme dit plus haut, les testicules forment une zone que peu d’hommes laissent vraiment toucher. C’est sensible, trop.

Selon sondage très peu d’hommes apprécient vraiment la caresse des testicules.

Enfin il y a une zone que vous, mesdames, n’avez pas et qui est très… très sensible chez certains hommes. Entre les bourses et l’anus. Et plus généralement autour des bourses. Zone très innervée, pas aussi délicate que le scrotum mais très sensible. Une zone bien trop souvent délaissée, même par les gays entre eux, pour l’anus.

Pour l’anus, il n’y a pas forcement besoins de pénétrer un doigt pour rendre cette zone très réceptive ( le mental et l’imaginaire érotique font souvent très bien leur travail ^^), on ne peut pas rendre cette zone fragile plus innervée. La peau est fine et le moindre frôlement très agréable.

Petit précis sur une zone méconnue le pénis.

Si, si, je vous jure, méconnue.

Chaque homme a un point particulièrement sensible sur le gland. Une petite zone, pas plus grande qu’une empreinte digitale. En général, le frein, mais aussi la sorte de bord du gland peut être ce point, ou devant la large zone de peau lisse, ou les bords de l’urètre. (Alors, on ne souffle pas dans l’urètre, on ne rentre rien, ni salive ni rien hein ! fragile on a dit, fragile !)

C’est souvent cette zone qui conduira au double orgasme.

Mais l’homme ne se limite pas au gland. La veine bleue proche de la peau, qui irrigue en sang est aussi très sensible et souvent délaissée pour le gland, quel dommage, le scrotum aussi peut-être plaisant pour ceux qui l’ont toujours ou même, la base de la verge.

En gros, l’homme ne se limite pas à un gland violet et même si c’est souvent bien plus simple de faire jouir un mec avec cette zone, le corps entier peut être le réceptacle de jeux érotiques très plaisants qui amèneront plus facilement à un orgasme dévastateur.

Note de l’auteur sur le rectum.

Diabolisé pour être "la porte de sortie", le rectum ou précisément l’ampoule rectale, est une zone qui reste pour la majorité du temps, propre et net. (Excluons toute envie d’aller aux toilettes et les maladies…)

Un homme en parfaite santé, n’as pas besoin de forcément faire un lavement en profondeur. Et c’est, universellement, chez tout le monde pareil.

Cette zone est propre qu’on se le dise !

Pour ceux qui ont tout de même des petits soucis et préfèrent le lavement, il existe des préparations, tisanes, huiles essentielles, décoctions, douces et/ou cicatrisantes. Pour avant et préparer, ou pour après, réparer une fougue un peu trop douloureuse ! A ne pas utiliser pourtant de manière quotidienne pour éviter des problèmes de santé.

Dans certains cas, le lavement peut même devenir un jeu érotique très plaisant avec son amant.

La diabolisation de la sodomie passe aussi par l'avilissement ou la domination.

Que ça rentre dans les caboches une fois pour toutes : nous RESPECTONS nos partenaires !

Dominance

Il y a, à mon sens, trois notions distinctes :

Explications :

Une personne que nous dirons timide, aime rester en retrait derrière son amant dans la vie de tous les jours, face à ses amis, etc... schéma classique de hiérarchie humaine valable pour tous.

Le dominant/dominé dans le couple. Ce même timide aime beaucoup par contre contrôler la relation intime avec son amant. (Sans rentrer dans le sado maso.) Il initie les relations, il décide de quand il va abréger les préliminaires, etc…

Mais notre timide n’aime que la sodomie et est passif. (Je préfère le terme bottom mais c’est un avis personnel.)

Celui qui est sodomisé n’est pas forcément celui qui est soumis dans le couple, et ce n’est pas forcément en voyant un couple qu’on peut déterminer " celui qui fera la fille ".

Donc nous venons, enfin, de casser tous les clichés machos et virils.

Non, être sodomisé ne fait pas d’un gay un mi-homme, mi-femme. Comme une femme qui aime la sodomie n’est pas forcément une prostituée…

Donc pour résumer cette partie, un homme n’est pas une femme et sodomiser un homme ne procure pas de sensation de domination extrême. Juste du plaisir partagé avec son amant.

Fellation/sperme

La fellation

Ha… ça ! on en lit des choses sur la fellation ! C’est classiquement le préliminaire incontournable.

Je vais en décevoir beaucoup, peu de gays aiment se faire sucer par un inconnu.

Surprenant ?

Plusieurs raisons, pour un coup d’un soir, le préservatif n’aide pas à apprécier à sa juste valeur cette caresse buccale, quant à savoir si notre inconnu ne va pas racler des dents sur son gland sensible… fait réfléchir. Enfin, cette caresse a aussi une notion d’intimité, de partage.

Au fond quand on respecte son partenaire, c’est gênant de lui enfoncer dans la gorge. (Il y en a que ça ne dérange pas le moins du monde quand même, chaque personne est différente mais d’après les bruits de comptoirs gay… pas mal évitent la fellation pour se vider…)

Alors que dans une relation avec un partenaire régulier ou en couple, la fellation prend une tout autre tournure.

C’est un échange, une caresse qui peut devenir bien plus qu’une préparation. Une notion de confiance pour laisser son partenaire diriger, contrôler sa jouissance, confiance de laisser sa partie intime fragile entre les mains et la bouche de l’autre. Pour celui qui la donne, confiance en son partenaire qui saura le cas échéant prévenir l’éjaculation, ou retenir ses mouvements pour ne pas le faire vomir…

(C’est un avis personnel mais je pense que, dans une relation, la fellation est l’acte le plus intime avec l’anulingus. Il demande un respect et une confiance partagée.)

Le sperme

Les femmes aiment penser que l’homme les marque, les domine en les marquant de leur semence. Ou marque leur amant…

En fait, qu’est ce qu’on s’en tape grave.

Et y a pas grand-chose de plus à dire en fait, on s’en fout royalement, c’est du sperme, ça coule, point barre pas chercher plus loin.

Remarque

Je me dois d’ajouter une partie sur l’éjaculation faciale.

Personnellement, je trouve cette pratique avilissante autant à recevoir, qu’à donner. Même si c’est controversé, je dirais que cette pratique est à classer dans les humiliations psychologiques. A ne pratiquer qu’avec le consentement mutuel des deux partenaires. (Ainsi que toutes les pratiques alternatives, SM, bondage, scato, uro, etc… la liste est longue.)

L’anulingus

Zone tabou par excellence l’anus est nous l’avons vu une zone normalement propre. Il persiste toujours une gêne quand à cet acte qui touche la zone certes du plaisir mais aussi l’épicentre de tous les tabous, salissure de la sodomie, porte de sortie, zone sale, zone de défécation reliée à la très aimable pensée de Freud et sa phase anale de l’évolution de l’enfant.

Le sexe et l’anus sont les zones les plus reliées à l’hypocrisie humaine, et l’anulingus est diabolisé plus encore que la sodomie car il est la caresse la plus intime que l’on puisse donner ou recevoir. Quand deux personnes ont suffisamment confiance pour approcher de cette zone avec leur langue, le plaisir s’en trouvera bel et bien présent.

L’anulingus, appelé aussi feuille de rose, est le préliminaire qui rappelle le plus fidèlement l’acte en lui-même, chaleur de la peau contre la peau sensible, ouvrant le plus érotiquement la corolle rose.

Et si il est un jour pratiqué, c’est seulement avec un partenaire stable et connu de longue date.

Les poils

Il y a dans le milieu gay une grande importance pour les poils. Même si les clichés font rire, en tant que gays, on ne peut pas ignorer le courant Bear. Les ours. Les gays, typiquement gros et très poilus. Qui s’opposent aux gazelles, les petits jeunes, maigres et imberbes.

Le culte du poil ou du non poil fait opposer ces deux parties censées s’assembler dans un couple parfait. Le bear trouve sa gazelle et tout est beau.

On ne peut pas nier que beaucoup de bear cherche une gazelle et les gazelles un bear, mais les lois de l’amour ne frappent pas toujours comme on voudrait…

Quant aux poils, ceux qui aiment ça laissent sans complexe à la vue leur toison bouclée et douce. Ceux que ça rebute rasent ou épilent tout. Certains même les testicules et l’aine.

Pour la barbe, certains aiment le côté râpeux d’une barbe naissante, d’autres la trouvent irritante…

Je dirais que chacun ses goûts.

La masturbation.

Dans l’imaginaire féminin, l’homme passe son temps à se masturber.

On touche a un tabou sensible puisque la masturbation, selon la croyance populaire, pourrait rendre sourd, débile, etc...

Contrairement à ce qu’on pense et à ce que véhiculent les films pornos, la masturbation devant partenaire n’est pas courante loin de là. Elle reste sinon honteuse, au moins secrète. Les fantasmes inavoués et inavouables sont enfermés dans cette pratique qui reste faite seule. Elle est saine et permet au cerveau de libérer des pulsions plus ou moins malsaines pour les garder sous contrôle.

Dans un jeu érotique, la masturbation peut être utilisée mais dans ce cas elle est autre, le support érotique peut être visuel comme son/sa partenaire, un film, ou autre, mais pas les désirs et fantasmes refoulés intérieurs.

L’être humain a besoin de la masturbation comme les rêves pour un équilibre de son corps et son esprit.

L’homme, le mâle, pratique la masturbation presque à reculons. (Presque hein ça reste quand même plaisant sinon personne ne se masturberait jamais…)

Pour libérer une tension simplement sexuelle, il reste la douche froide (pas très engageant) et la masturbation. Ceci reste quand même juste un moyen de se vider et n’apporte pas de réel soulagement ou de satisfaction comme le sexe et parait donc fade, voir chiant.

Il ne faut pas se méprendre, c’est une machine complexe et aléatoire que l’homme a entre les jambes et qui peut se rappeler à lui sans raison dans des situations très gênantes. Beaucoup aimeraient bien se passer de cette réaction qui, si elle est plaisante en couple, devient vite difficile à gérer en célibat.

Pour comprendre, prenons l'exemple de X.

X est en cours. Rien de folichon, il somnole sur sa feuille… d’un coup sans vraie raison X bande. Comme souvent elle se place mal et donc fait très mal. Comme il n’y a pas de vraie raison, pas moyen de contrer par un anti aphrodisiaque (Dobby avec Dumbledore sur la grande table de la salle à manger…). X se tortille pour avoir moins mal et la remettre bien.

X se fait griller par son voisin puis le prof qui le fout à la porte.

X sans raison valable a donc eu le plus grand moment de solitude de sa vie à cause…d’il ne sait même pas quoi en plus.

Donc non l’érection n’est pas juste une joie sexuelle pour un homme mais plutôt la réaction chiante qui va les foutre dans des situations pas possibles. Pour pallier à ça, une petite vidange régulière ne fait pas de mal. C’est comme la voiture, ça fait chier, mais c’est pour éviter les soucis.

L’après sexe

La première chose, c’est que l’anus est un sphincter qui reste contracté. Ce qui est bien pratique pour nous éviter de nous faire dessus.

DONC, puisque d’une nous savons que le sperme se limite en quantité tout de même et que l’anus reste contracté… on en déduit que NON le sperme ne dégouline pas tout seul sur les cuisses et encore moins le lendemain ! C'est un fait typiquement féminin.

La seconde, c'est que sérieusement, après un orgasme, on n’a pas envie d’aller se doucher. Alors ouais, ça colle un peu sur le ventre mais ça sèche vite le sperme et c’est souvent bien plus agréable de continuer à se câliner pour prolonger ce moment de plaisir que d’aller s’enfermer sous la douche. Et puis se lever, tenir sur ses jambes endolories ou flageolantes, se traîner à la douche et gâcher un moment post orgasmique consacré à somnoler dans un cocon de chaleur dans les bras de son chéri… Douche battue par k.O. technique !

Ça peut être agréable aussi une douche mais ce n’est pas systématique, voir rare… à moins qu’il faille aller bosser après. Bon là, forcement, la douche s’impose.

Le Ressenti

Les pratiques alternatives.

Avis personnel

Si je devais donner une définition je distinguerais, soumission, SM (douleur) et l’humiliation.

On a tous une notion grégaire qui nous pousse à vivre en société, donc d’avoir une hiérarchie. Dominant/dominé fait partie de notre instinct, notre quotidien.

Le SM pour la douleur tout du moins, peut se comprendre aussi, si non lié à un traumatisme, entre douleur et plaisir la frontière est mince.

Humiliation

Une humiliation est un rabaissement de l'amour propre, conduisant à une mortification, un état d'impuissance ou soumission. L'humiliation peut être faite depuis une agression, intimidation, maltraitance physique ou mentale, ou par embarras lorsque le comportement d'un individu est perçu comme socialement ou légalement inacceptable. Alors que l'humilité survient seule dans le but de rabaisser l'égo, l'humiliation doit impliquer plusieurs individus (pas nécessairement d'une manière directe ou recherchée). Lorsqu'un individu tente de s'humilier lui-même envers un autre, ce type de comportement fait partie de l'humiliation érotique durant laquelle un sentiment de rabaissement par consentement et dans un but sexuel est impliqué.

La question mais quand la limite devient floue, où commence le SM, où commence l’humiliation ?

Sentiments

Je voudrais pousser mon petit coup de gueule ici les filles.

En tant qu’homme, non je ne saute pas tout ce qui bouge, non je ne passe pas mon temps à tirer mon coup ou à me masturber devant un porno. Non.

J’aime rêver à la lecture d’une histoire où deux hommes sont amoureux. Je prends du plaisir à attendre dix chapitres un lime ou un lemon bien fait.

Être un homme ne veut pas dire que je suis un lego bon à fourrer ou être fourré.

Je suis un être humain comme vous qui a le droit au respect aussi.

Alors les histoires où le mec supplie comme une chienne en chaleur de se faire sauvagement tringler par un autre mec qui ne l’aime pas et se sert de son anus comme déversoir… comme un animal qui se soulage… bah, moi, ça me donne envie de vomir.

Je n’attaque pas les fics où les jeux érotiques sont consentis, juste les fantasmes des auteurs qui ne font de l’écriture qu’un porno en mots salaces et déplacés.

Pensez que des gays qui se découvrent pourraient être totalement choqués de voir tant de non-respect de l’autre. C’est déjà pas tout rose d’être homo, de s’accepter… alors de voir qu’on est traité comme un défouloir sexuel pour des pucelles adolescentes de 15 ans, moi, ça me dépite un peu.

On peut tout écrire. Même le plus glauque, en respectant ses personnages.

Parce qu’un homme n’est pas juste un cul ou un gland …

Comme une femme ne se résume pas à une paire de nibards et un vagin à pattes.

Le symbole Homo est l’arc en ciel, parce que être homo c’est en voir de toutes les couleurs

Dans les fics, on voit souvent le tout rose. Mais il y a aussi tout le reste.

Être homo, c’est aussi la difficulté de s’accepter en personne différente et souvent rejetée. D'encaisser les regards de haine, le dégoût, les coups. D’être traité de monstre.

Mais bien avant ça. Toutes les insultes de la langue françaises qui nous blessent au quotidien, sans forcément nous viser nous comme personne, mais notre communauté.

Ces doux mots qu’on entend dix fois par jour autour de nous. Qui nous rappellent que nous ne sommes pas encore acceptés comme il faudrait. Qu’on ne peut pas se tenir la main dans la rue sans risquer de se faire tabasser, insulter.

Tous ces hétéros qui s’embrassent sur les bancs publics qu’on envie.

Sauf UNE journée dans l’année où on nous donne le "droit" d’être nous. La gay pride.

Les lois sont contre nous chaque jour pour nous rappeler aussi que même l’état n’est pas prêt à nous considérer comme des êtres vivants normaux.

Être gay, c’est être un porteur du VIH potentiel, quoi qu’il arrive donc pas de don du sang. Alors que la plupart sont fidèles et n’ont jamais été infectés. Un hétéro peut être porteur et infecter plein de femmes c’est normal, un homo qui le fait est forcément un monstre !

En France, nous n’avons pas le droit au mariage mais à un reliquat d’union qui ne nous donne pas l'accès aux mêmes protections maritales. Comme si un amour homo était différent d’un amour hétéro. Les hétéros ont le droit au pacs, nous pas celui au mariage…

Parce que nous accorder le mariage, nous donnerait le droit d’avoir un enfant….

Donc on en voit vraiment de toutes les couleurs en étant gay, et ce n’est pas toujours très drôle.

« Harry et Draco se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Antoine et Mark se pacsèrent et restèrent seuls jusqu’à la fin de leur vie. »


Les illustrations de cet article :

les superbes photos en noir et blanc de Patrick Gerbier que vous pouvez retrouver sur son site .

les photos d'Eric Jean. Vous ne verrez plus les signes du zodiaque de la même façon après avoir visité son site

les dessins d'Eric à découvrir sur le site de Didier , son compagnon et modèle.

les dessins de Maurice Heerdink à découvrir sur son site


Note : Cet article a été écrit avant que la loi sur le mariage pour tous soit votée en France.  Il n'en reste pas moins que dans certains pays l'homosexualité n'est toujours pas acceptée et qu'il reste donc d'actualité.






Nash avec la collaboration de CoeurGris, Daemon, King of Daemonis